Pourquoi créer ma 1ère startup m’a servi pour la seconde ?

On entend souvent parler du “ROI” qui traduit le résultat obtenu à la suite d’une opération ou d’une action. Le concept peut s’appliquer à relativement toutes les situations mais lorsqu’on évoque l’entrepreneuriat, je préfère parler de “REX” (retour sur expérience), au sens littéral du terme : capitaliser sur les expériences passées pour mieux aborder les suivantes. Au travers de cet article, je raconte ce que j’ai appris en créant ma 1ère boite et ce qui m’a servi pour la seconde.

Les principaux points abordés :

  • Appréhender la 1ère fois
  • La jungle des idée, comment s’en sortir
  • Se lancer pour de vrai
  • Quelques situations concrètes sur le quotidien
  • Pourquoi et comment lancer sa 2ème boîte

La 1ère fois

Je n’étais pas particulièrement destiné à monter ma boîte. Je n’ai pas grandi dans un environnement entrepreneurial et peu de gens de mon entourage n’en parlait. Malgré tout, début 2010, créer sa startup commençait à devenir sympa, coolifié par TheFamily. L’engouement commençait à monter, mais pas chez moi. J’étais à l’époque à fond dans mon premier boulot, Product Manager dans une agence de développement d’application mobile dans le sport dans laquelle je m’éclatais à lancer des gros projets avec de beaux clients (Canal +, RTL, Babolat, ESPN etc..).

“Je vais chez l’annonceur ou je monte ma boîte.”

Une personne a joué un rôle prépondérant dans “mon passage à l’acte” : le fondateur de mon agence qui était un entrepreneur dans l’âme. Sans le savoir, son comportement, ses succès, son quotidien ont fait échos avec mon ambition, mon envie de m’émanciper encore inavouée (peut-être) et celle d’accéder à une certaine liberté (sûrement).

Fin-2013, je me suis réveillé avec l’envie d’y aller. Plutôt de nature organisé, je me suis imposé une deadline concrète, pour me laisser le temps de la transition, de partir en bon terme avec mon boulot etc. Ce fut la Coupe du monde 2014 en Juin, une sorte de jubilé pour mon métier car j’allais m’occuper de l’app officielle avec BeIN Sport.

Ce que j’ai appris : ne pas forcer le destin pour monter une boîte juste pour monter une boîte car lancer sa startup n’est pas anodin. Au delà de l’idée et de la valeur qu’on peut apporter, la décision d’y aller, de se lancer arrive d’un coup et c’est presque une évidence lorsque c’est le bon moment, comment en amour finalement 😉 On dit souvent qu’il n’y a pas de bon moment pour se lancer, c’est vrai, mais il faut en tout cas tout faire pour éviter que ce soit le mauvais moment.

Avec du recul, je me retrouve assez bien dans ces conseils à suivre avant de démissionner (ou de quitter son quotidien).

La jungle des idées

Se lancer dès qu’on a l’idée ou décider de se lancer, puis trouver l’idée ?

Chacun abordera la question différemment, j’étais plutôt de la deuxième école. J’avais des tas d’idées qui me traversaient l’esprit : face à des situations, en parlant à des potes, avant de fermer les yeux le soir. Mais aucune ne me transcendait.

Une grande partie d’entre elles étaient forcément à jeter, je m’en rappelais d’ailleurs rarement le lendemain, ce qui a plus ou moins dicté mon mantra : “si tu ne te rappelles pas de ton idée le lendemain, c’est pas plus mal !”

Conscient que je ne maniais pas la situation comme il le fallait, c’est aussi à ce moment là que j’ai commencé à noter mes idées dans mon téléphone. Non pas que je voulais me rappeler de celles plus ou moins pourries que j’avais (heureusement) oubliées mais plutôt pour les confronter les unes aux autres pour leur donner de l’épaisseur ou l’inverse …

Il m’arrivait ainsi souvent de parcourir la liste pour faire le ménage sans réelle méthode et uniquement au feeling ou après quelques recherches de 3 minutes sur Google. J’aurai rêvé d’avoir un outil d’aide à la décision basé sur des critères pondérés et concrets.

A force, une idée commençait à me faire particulièrement de l’oeil. Une idée que j’avais eue lors d’un week-end entre potes en partant d’un constat : c’est une galère de trouver une destination de voyage qui plaise à tout le monde et selon les contraintes qu’on s’était fixées.

“si tu ne te rappelles pas de ton idée le lendemain, c’est pas plus mal !”

C’est parti, j’allais créer un moteur d’inspiration qui permet de trouver toutes les destinations qui correspondent à son budget et à ses dates, en une seule recherche.

1er croquis du moteur d’inspiration en Janvier 2014, fait sur un coin de table !

Ce que j’ai appris : noter ses idées, les faire mûrir et ne pas hésiter à faire le ménage. Les intégrer dans un modèle d’aide à la décision pour ajouter de l’objectivité sur des concepts très subjectifs. Ce template Notion est assez bien foutu et m’aurait énormément aidé à l’époque.

Le saut à l’élastique

C’est certain, cette première fois, on l’attend, on l’idéalise, on la repousse puis vient un moment où c’est inéluctable, il faut y aller et se lancer. Conscient de “mes forces”, j’étais aussi très à l’aise avec mes faiblesses et je ne pouvais pas y aller seul. J’ai alors contacté un pote que j’avais rencontré en Erasmus 3 ans plutôt, que je savais bon dans des domaines où je l’étais moins.

Franchir le pas et se lancer ont été l’étape la plus compliquée car au delà de l’inconnu vers lequel on se dirige, on fait face à des tonnes de nouvelles questions et d’incertitudes.

Cet email envoyé fin 2016 à Hugo qui bosse (toujours) chez TheFamily résume pas mal la situation dans laquelle on était : perdus et face à ces tonnes de questions et d’incertitudes.

Globalement, nous avons perdu du temps à nous poser les mauvaises questions plutôt bien résumées dans le mail ci-dessus. Temps que l’on aurait pu passer sur l’idée, le produit et le business !

En tout cas, cet échange avec Hugo, parmi d’autres, a été le déclencheur et nous a fait changer de braquet. Reste le moment où il faut porter los cojones et démissionner, mais c’est si vous en êtes arrivés à ce stade, ça sera un jeu d’enfant (faux).

Ce que j’ai appris : Discuter au maximum avec des entrepreneurs qui ont déjà vécu la situation, lire et regarder des témoignages pour se nourrir de l’expérience des autres. Comme le dit bien Jean de la Rochebrochard dans son livre “Human Machine”, “confrontés à notre ignorance, nous ne devons jamais renoncer ou simuler, mais plutôt solliciter l’aide des autres, qui apprécieront notre honnêteté et seront disposés à nous aider plus souvent que l’on ne le croit.”

Toutes ces discussions permettent d’enrichir son process de réflexion.

Ma 1ère boîte : intense apprentissage

Clairement, ces 3 années ont été extraordinaires sur le plan perso et pro. Pour vous éviter l’histoire romancée, voici un petit pèle-mêle des situations concrètes au travers desquelles j’ai énormément appris :

# Résumé

  1. On a lancé Grapy, un moteur d’inspiration qui te dit où partir en fonction de ton budget et de tes dates. (Bravo à Ulysse qui fait le job aujourd’hui et bien !)
  2. On a lancé un moteur d’inspiration B2C.
  3. On a pivoté en B2B pour proposer une marque blanche aux Aéroports et avons signé avec Paris, Lyon, Marseille, Genève …
  4. On s’est fait racheter par Hellotrip
  5. On a presque levé 3M€
  6. Puis, on a décidé d’arrêter et de tenter autre chose.

# Quotidien

Quand tu te retrouves seul sur ta table de salon pour ton 1er jour officiel d’entrepreneur, ce n’est pas évident. Il y a tellement de choses à faire (que tu ne sais pas faire), tu ne sais pas par où commencer. Tu as le risque d’en faire trop pour quelquechose qui n’est finalement pas prio sur le moment.

⇒ Pour lancer la machine, nous avons beaucoup échangé avec des entrepreneurs qui nous ont mis sur le droit chemin et nous ont conseillé de nous poser, lister toutes les tâches et faire un travail de priorisation. Ca parait évident, mais lorsque quelqu’un qui l’a déjà fait met les bons mots, ça aide ! Les vidéos de TheFamily m’ont d’ailleurs beaucoup à ce moment là.

# Dev

Nous avons démarré par chercher un CTO et avons fait pas mal de “meetup” pour multiplier les rencontres. Nous étions proches d’un accord avec un gars bien de prime abord et puis des doutes ont émergé. Un peu démunis face à la situation nous avons décidé de suivre notre instinct et ne pas poursuivre les échanges car “quand il y a un doute, il n’y a pas de doute !”.

Bon, petite surprise 3 mois après, nous avions un concurrent qui reprenait beaucoup de nos idées ! Le sentiment de trahison s’est vite transformé en coup de boost et en motivation pour faire 10 fois mieux.

⇒ Chercher un CTO-associé est ultra compliqué et franchement pas tout le temps nécessaire. Cela va évidement dépendre du niveau de tech de votre produit/service mais en tout cas, il existe aujourd’hui des tonnes d’outils no code qui vous permettent de sortir une beta ou “MVP” rapidement. Je recommande aussi fortement cette newsletter quotidienne qui présente des outils toujours ultra pertinents.

# Tech

Nous devions nous reposer sur un prestataire pour utiliser des données de vols et les afficher sur notre app.

On s’est rendus compte qu’un seul et unique prestataire technique pouvait nous fournir les APIs dont on avait besoin : Skyscanner et sans cette collaboration, le projet était terminé. C’était quitte ou double… On s’est démené pour trouver le bon contact business qui pouvait nous donner les bonnes informations pour monter un dossier béton et officiellement faire une demande d’accès.

⇒ Les déconvenues ou les surprises sont dans le quotidien de tout entrepreneur. Le principal est ne rien lâcher, il y a souvent une solution et PERSONNE n’est inaccessible, il y a forcément quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait… pour vous aider. C’est à ce moment qu’on a découvert l’importance du réseau et la puissance de Linkedin. Le petit tips assez simple est de chercher les relations au 1er au 2nd degré qui pourraient vous mettre en relation avec la personne idéale et ne pas hésiter à les contacter.

# Business

6 mois après le lancement de notre app, nous voulions avoir plus de visibilité et prendre le pouls du B2B mais nous n’avions aucun réseau dans le businesss du Travel. Avec un peu de culot, j’ai provoqué un rendez-vous business depuis Twitter avec le Resp. Digital des Aéoroports de Lyon qui a débouché sur un de nos plus beaux partenariats. Merci Laurent 😉

⇒ N’ayez pas peur de sortir des sentiers battus et surtout ne craignez pas d’être ridicule car bien souvent vos interlocuteurs seront avant tout bienveillants sur votre démarche et qui sait .. (cf. Jean de la Rochebrochard.)

# Pivot

Nous nous sommes lancés dans le business du Travel pour s’amuser et s’engoufrer dans une brèche du marché des moteurs de recherches malgré tout bien fourni. Nous avons réussi à tirer notre épingle du jeu niveau trafic et audience mais nous faisions face à un business model B2C compliqué, un business model de centimes d’affiliation via des retro-commission. Rapidement, nous avons été attirés par le B2B qui présentait l’avantage d’espérer des revenus plus conséquents et surtout récurrents.

Ce fut une décision compliquée car il faut en quelque sorte “accepter” la défaite et s’éloigner de l’idée initiale.

⇒ Séparer l’affecte du business, le pivot n’est pas une insulte. Ca reste dans tous les cas un énorme tournant assez complexe à aborder, Grégory Beck explique bien ce qu’il faut retenir pour le réussir.

# Marketing

Nous avons développé notre app de notre côté avec un pote développeur (merci JA) et un pote designer (merci Christophe). Avec un peu de culot, on a décidé de montrer le produit à Apple pour que l’app soit mise en avant sur le store pendant 1 semaine. Boom : l’app était “En vedette” pendant une semaine sur la homepage de l’app store : 20K downloads en une semaine

⇒ On dit souvent que si vous êtes fiers du produit que vous sortez, c’est que vous l’avez sorti trop tard. C’est vrai, mais il faut aussi savoir être fier du produit quand c’est vraiment le cas et ne pas hésiter à le montrer et tenter des coups de com.

# Equity

Au bout d’un an et demi, nous nous sommes faits racheter en equity par une boite hollandaise qui développait une AI de prédiction de prix. Une tuerie qui marchait à 95% sur certaines destinations. Alors qu’en parallèle, nous étions de notre côté en train de clôturer une levée de fonds en love money qui nous aurait permis de recruter et d’accélérer.

La question s’est alors posée : accepter l’offre de rachat ou continuer notre route et poursuivre cette levée.

Clairement, ce fut le tournant du match et je ne sais toujours pas si nous avons gagné ou perdu. En tout cas, cette situation fut extrêmement compliqué à gérer car on avait l’impression de rentrer dans la cours des grands avec nos trousses et nos cahiers d’écoliers.

⇒ S’entourer des bonnes personnes est plus que crucial pour ce genre d’opération. Nous avions alors pu compter sur notre Expert Comptable, un avocat spécialisé et de nombreux entrepreneurs qui nous ont apporté leur avis et expériences.

# La fin

Savoir arrêter est aussi complexe que de se lancer. Dans mon cas, je ne me suis pas arrêté car la boite faisait faillite mais par choix. Il fut mûrement réfléchi et personnel lié à pas mal de choses : ma motivation, le contexte, la relation avec mes nouveaux associés, le produit …

⇒ Ce n’est pas un drame de s’arrêter en plein milieu, même si c’est dur. Comme pour le lancement, ça devient évident et ce n’est plus une question de “que faire?” mais plutôt de “comment le faire?” D’autant que quitter son propre projet c’est aussi quitter un monde qu’on s’est créé avec des relations, des habitudes, des clients etc…

L’entre-deux-tour

Après la fin de cette 1ère expérience entrepreneuriale, il m’a fallu digérer et accepter de voir le projet continuer sans moi, accepter que d’autres projets concurrents se lancent sans que j’y puisse grand chose. C’est assez frustrant et pesant moralement, je me suis senti un peu démuni, mais je me suis persuadé que c’était dans tous les cas la meilleure chose car la décision de tout quitter était plus que réfléchie.

Se rassurer

“Et maintenant ?” Je viens de vivre 3 ans en totale liberté dans mes choix, mes missions et mon quotidien. J’avais développé une certaine polyvalence dans le marketing, le sales, les opérations mais sans réellement être un Expert à proprement parlé. Et c’est vrai que j’ai eu l’envie de me confronter au vrai monde, voir ce que je valais aux yeux du marché l’emploi.

Je me suis vite rendu compte que les belles startups que je visais cherchaient plutôt des Experts dans leur métier, ce que je n’étais pas forcément.

Il a alors fallu retrouver une aventure qui alliait : challenge, liberté et ambition. Généralement, on retrouve ces aspects lorsqu’on monte sa boîte donc la recherche a été plus longue que ce que je n’imaginait.

J’ai ainsi croisé le chemin d’une jeune startup en croissance qui cherchait un CMO qui alliait des compétences transverses en Sales et en Ops 🙌

L’objectif des premiers mois était clair : me rassurer sur mes compétences dans le monde réel de l’entreprise dans lequel je devais rendre des comptes et dans lequel je n’étais pas seul.

Cette phase de “rehab” a duré 1 an, 1 an et demi pendant lequel j’étais motivé par le contexte et la dynamique de l’entreprise. Et puis sont rapidement arrivés les moments de désaccords stratégiques qui font rejaillir de vieux démons. “J’aurais pas fait comme ci, comme ça…”

Mon enseignement : l’expérience entrepreneuriale se valorise mais il est crucial de rester humble pour trouver un challenge à sa juste valeur. Il y a forcément une entreprise qui aura besoin de vos compétences et de votre état d’esprit entrepreneurial et dépassera la théorie du CV. Comme pour monter sa 1ère boite, il ne faut pas se précipiter !

Replonger?

Ces petits désagréments dans cette boîte m’ont fait pas mal réfléchir sur le moment et ont nourri une certaine frustration. Mais cette 1ère expérience en tant que fondateur m’a aussi permis de relativiser. En ayant connu l’envers du décors, j’avais un immense respect pour ce qui avait été réalisé : une boîte de 15 salariés qui marchait bien depuis 3 ans. Cela a nourri ma réflexion sur l’issue de l’aventure, je ne voulais pas partir pour quelques chose de bancal.

Lorsque je fus prêt à me relancer, j’appréhendais la chose complètement différemment et heureusement.

Toutes mes réflexions étaient bien plus réfléchies et mon contexte perso rentrait bien plus en compte que pour la 1ère fois. Je ne quitterais pas mon job pour “n’importe quoi”, j’allais étudier tous les paramètres à fond : potentiel, business, finance, ressources ..

Mon enseignement : cela dépend énormément de votre caractère, mais ça m’a beaucoup d’aider de faire l’exercice de prendre de la hauteur sur ma 1ère expérience d’entrepreneur pour essayer de comprendre ce qui m’avait manqué, ce que j’avais mal fait, ce que je voulais faire différemment etc…

C’est toujours mieux le 2ème coup

On sait inconsciemment qu’on retentera le coup mais on ne sait pas quand, comment, pour quoi etc…

Quand on se lance la 1ère fois, on le fait avec courage, quand on décide d’y replonger, on le fait plutôt avec raison.

Effectivement, je m’étais dit après ma 1ère boite que si j’en remontais une, ce serait cette fois pour une idée et encore une fois pas tout seul. J’avais tenté l’association avec un pote, je voulais la tenter avec quelqu’un que je ne connaissais pas forcément.

Et puis globalement, je savais ce que je voulais :

# Idées

Je ne voulais pas particulièrement être le porteur du projet.

Je me suis donc laissé porter par les opportunités : dans des startups studio, des potes de potes qui réfléchissent à des idées .. mais rien ne me parlait et valait la peine d’être creusé. Et puis comme un alignement de planètes, Henri, mon associé actuel, avec qui j’avais échangé un email, 3 ans plus tôt dans le cadre de nos activités respectives, m’appelle pour me parler de son projet.

Au contraire de la 1ère fois, ce n’est pas moi qui ai pitché l’idée, on est venu me chercher et on me l’a pitchée.

# Association

Comme rapidement évoqué, j’ai lancé ma 1ère boîte en m’associant à un pote. Clairement, c’était une décision risquée, ce n’est pas pour rien que beaucoup de gens conseillent de “ne pas s’associer avec ses amis, de risque de les perdre”.

Au final ça s’est bien passé, je ne pense pas que ce soit uniquement de la chance mais j’en garde un très bon souvenir et nous sommes d’ailleurs toujours très proches.

Toutefois, avec du recul, je sais que cela a pu nous freiner car nous avons pris ou n’avons pas pris des décisions pour ne pas vexer l’un ou autre.

Après, s’associer avec un “inconnu” n’est pas anodin donc on a tenté de faire les choses bien.

⇒ Prise de ref à droite à gauche pour s’assurer qu’on s’embarque pas avec un fou.

Nous avons ensuite fait pas mal de “date” pour apprendre à se connaître.

Notre meilleure idée a été de dresser une liste de questions ou situations concrètes pour se découvrir dans le dur :

  • Qu’est-ce qui te plait chez ton associé ?
  • Qu’est-ce que tu veux faire, ou ne pas faire ?
  • Qu’est-ce qui se passe si quelqu’un pose 10M€ sur la table?

Après lecture croisée, on savait dans quoi on s’embarquait. 18 mois plus tard, ça se vérifie assez bien.

# Business model

Cette fois-ci, le business model, le marché et le potentiel avaient leur importance. Je ne montais plus une boîte pour découvrir ce monde là, j’en montais une pour réussir et gagner de l’argent sur le long terme. Je cherchais une boîte qui n’était pas dépendante d’une R&D de 6 mois sans l’assurance d’un chiffre d’affaires.

Cette fois-ci, je m’embarquais dans une aventure “low tech” qui laissait envisager des revenus dès le 1er jour. Et mine de rien, voir son chiffre d’affaires augmenter dès le 1er jour nous place dans une autre dynamique.

# Ce qui n’a pas changé

L’envie de créer. ⇒ Cultivez-la, ça portera ses fruits.

# Cette nouvelle aventure : Avizio

Nous sommes en quelques sorte un cabinet de chasse sous stéroïdes qui connecte les meilleurs talents avec les plus belles entreprises. Notre démarche est fondée sur la recommandation de talents basée sur notre réseau de top managers que nous sollicitons pour accéder à leur réseau perso.

En 18 mois avec Avizio, nous avons constitué une équipe de 8 collaborateurs (on recrute!), nous avons généré près de 500k€ de CA avec plus de 50 clients qui nous font confiance pour mieux recruter.

Je m’éclate car je n’ai pas la pression de la 1ère fois, je fais les choses plus rapidement et surement mieux. Je fais encore des erreurs mais toujours des nouvelles erreurs, j’apprends encore et c’est ça qui rend l’entrepreneuriat passionnant. Peu importe le nombre de boite, il y aura toujours une part d’inconnue qui rend le challenge excitant.

(Re)lancez-vous !

Pour aller plus loin :

Success, failure and the drive to keep creating

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