Comment démarrer une stratégie d’acquisition LinkedIn ?

LinkedIn. Ça vous parle ? 

1er réseau social professionnel. 

Personnellement, je le vois surtout comme “la base donnée BtoB la plus complète et la plus à jour du monde”. 

Qui plus est gratuite (ou presque). 

Que ce soit pour valider une idée, lancer un business ou le passer à l’échelle, si vous êtes en BtoB, vous ne pourrez pas y manquer. 

Je vous propose de décrypter ici les différentes stratégies d’acquisition existantes sur Linkedin, et de s’attarder sur les clefs de celles qui sont les plus efficaces.

Pourquoi parler de ce sujet ? 

Je suis Toinon, CEO de Waalaxy, le premier outil de prospection automatisée en France. 

Depuis un peu plus de deux ans, on aide les entreprises (majoritairement PME/TPE/startups) à utiliser Linkedin comme canal d’acquisition. 

Quand j’étais étudiant, Linkedin rimait pour moi avec recrutement. On poste son CV pour trouver un taff. 

Mais en lancant une première startup dans le tourisme, j’ai réalisé que c’était bien plus. 

C’était une vraie mine d’or de prospects potentiels. Un canal d’acquisition à part entière. 

Pourtant, il reste sous-estimé par beaucoup de startups, de PME ou d’entrepreneurs.

Ce réseau est souvent associé : 

  • à la mise en avant de soi, au bullshit startup et aux coachs qui cherchent à montrer qui a la plus grosse. (pas totalement faux) 
  • à une plateforme de recrutement, où il est bon d’avoir son CV digital. 

 Alors qu’il vous permet : 

  • d’entrer en contact en 2 clics avec votre client idéal et de lui parler. 
  • de créer une communauté, d’apprendre et partager sur les sujets qui vous sont chers 
  • de recruter ou trouver un emploi.

Les différentes stratégies d’acquisition sur LinkedIn 

Je distingue 4 stratégies d’acquisition sur LinkedIn. 

La publicité payante. 

Social Media Marketing GIF by GrowthX

Comme tout réseau social, LinkedIn dispose de sa régie publicitaire. Je vous la fait courte : c’est nul. C’est cher. Ca ne donne quasi aucun résultat. 

LinkedIn est assez mauvais en termes de monétisation. Leur régie publicitaire offre peu de formats et peu de types de segmentation. 

Le cout est très élevé, car il cible des décideurs avec des “pouvoirs d’achats” assez élevés. 

Mon conseil : en dessous d’un service à 10 000€ / an, laissez tomber. 

La prospection sponsorisée. 

Vous ne voyez pas ce que c’est ? 

Mais si, ce message fade et formel que vous recevez sans n’aavoir rien demandé dans votre messagerie, accompagné d’un “Sponsorisé”. 

Oui c’est ça. Les Inmails. 

Et bien sachez qu’en plus de couter une belle fortune à son expéditeur, ils apportent à peu près 0 résultat. 

Pour ça aussi, c’est un NON pour moi. 🛑 

(ou à la limite en dernière tentative, mais on y reviendra). 

La prospection “organique” 

Ou “prospection” tout court. Il s’agit cette fois de contacter des prospects directement sur LinkedIn, en leur envoyant d’abord une invitation à rejoindre votre réseau, puis une série de messages. 

Aujourd’hui, en termes d’acquisition, c’est la principale utilisation de Linkedin. 

C’est sur ce sujet qu’on va s’attarder aujourd’hui. 

La création de contenu. 

Attention, je ne parle pas ici de balancer votre CV en commençant par “Cher réseau”. 

Ni de votre selfie avec Richard la semaine dernière au salon de la viniculture. 

Ni de dire à quel point votre entreprise propose une solution “durable et innovante basée sur l’intelligence collective, qui grâce à des groupes de travail aura un impact sociétal et environnemental de long terme, tout en aidant ses collaborateurs à mener une vie plus heureuse”. 

Non. 

Je parle de créer du contenu qui soit : 

  • instructif 
  • inspirant 
  • divertissant. 

Ce sont des curseurs. Pas des options. 

L’objectif d’une stratégie de contenu sur LinkedIn est d’obtenir une visibilié auprès d’une cible donnée (vos clients potentiels), en créant une marque personnelle. 

J’insiste sur la notion de marque personnelle. On parle ici de publier avec son propre compte (ou celui qui représente l’entreprise). 

Car dans réseau social, il y a social. 

Les humains veulent interagir avec d’autres humains. Pas des logos. 

En plus, Linkedin cherche à faire payer les pages entreprises. Vous aurez donc toujours plus de visibilité avec un profil personnel. 

Il s’agit donc “d’apporter de la valeur à une audience cible, constitutée de personnes qui pourraient acheter ou recommander votre produit/service”. 

On reviendra rapidement sur les clefs d’une bonne stratégie de contenu sur LinkedIn à la fin de cet article. 


Prospection VS Contenu. Rapidité VS Scalabilité. 

Bon, vous l’avez compris. Les services de publicité payante et de messages sponsorisés de Linkedin sont une belle blague dont on ne parlera pas ici aujourd’hui. 

Ce qui nous intéresse, ce sont les deux autres stratégies : 

  • la prospection
  • le contenu 

Je vais les mettre en opposition pour faire ressortir les avantages et inconvénients de chacun. Mais comprenez que ces deux stratégies sont complémentaires, et que vos résultats seront décuplés si vous les menez en parallèle. 

Tout d’abord, la prospection. 

C’est le moyen le plus rapide d’alimenter un funnel de vente. En quelques clics, vous avez trouvé des milliers de clients potentiels et vous pouvez entrer en contact avec eux. 

Avec un outil d’automatisation comme Waalaxy, vous pouvez contacter 2000 personnes par mois. 

Autant dire qu’au démarrage, c’est très puissant. 

Le souci de la prospection, c’est son passage à l’échelle. 

Le premier mois, vous allez contacter 2 000 personnes. Le 2ème aussi. Le 18ème aussi. 

À part multiplier le nombre de comptes LinkedIn qui prospectent, vous êtes donc rapidement limités à une acquisition constante. 

Le contenu, lui, présente la configuration inverse. 

Établir une notoriété sur Linkedin prend du temps. Beaucoup de temps. 

En revanche, c’est une stratégie ultra-scalable. 

Le premier mois, vous allez toucher 50 personnes. Le 2ème mois, 100. 

Et qui sait, le 18ème, peut-être plusieurs dizaines de milliers. 

Je dis peut-être, car l’autre inconvénient du contenu est qu’il existe une incertitude. Une incertitude souvent corrélée à l’énergie que vous allez mettre dedans.

 

Growth Growing GIF by Insecure on HBO

Les clefs d’une bonne prospection LinkedIn 

Une bonne prospection Linkedin se base sur un principe simple : 

“Envoyer le bon message, à la bonne personne, au bon moment”. 

Automatiser VS ne pas automatiser ? 

robot fail GIF

Il y a une question que tout le monde doit se poser avant de se lancer dans la prospection LinkedIn :

 “Est-ce que je dois automatiser ou non cette prospection ?” 

L’automatisation vous fait gagner un temps considérable. Mais contacter 100 personnes par jour vous fait inévitablement perdre en qualité. 

Dans la suite, je vais partir du principe que vous nous avez adoptés la stratégie d’automatiser, même si la plupart des principes s’appliquent pour une stratégie manuelle. 

Voici mes conseils en termes d’automatisation 

  1. Commencer manuellement. Automatisez après.
    En faisant ça, vous allez comprendre ce qu’il y a derrière l’automatisation. Tester des choses. Cette compréhension vous permettra de mieux appréhender l’automatisation ensuite, et d’adopter des stratégies plus efficaces.
  2. Votre pool de prospects potentiels sur LinkedIn est-il inférieur à 1 000 personnes ? Si la réponse est “Oui”, l’automatisation n’est pas faite pour vous. Il vous faut environ 2 semaines pour adresser 1 000 personnes avec Waalaxy. Une fois que vous avez fait ça, vous avez grillé vos cartouches. Il vaut donc mieux privilégier qualité à quantité sur ce type d’audience. 

Trouver la bonne personne. 

Valentines Day Love GIF

En moyenne, une recherche LinkedIn bien faite retourne 50% de faux positifs. 

Je ne vous parle de pas du cas où la recherche n’est pas bien faite… 

LinkedIn est donc la plus grande base de données au monde, faut-il encore savoir l’utiliser. 

Je ne m’étalerai pas sur comment faire une bonne recherche, mais je vous joins un article qui explique les bonnes pratiques en détail. 

Ce qu’il faut retenir : 

  • le champ de recherche par mot-clef est à bannir 
  • le meilleur filtre reste celui du “Poste” 
  • une recherche de +1000 résultats doit être segmentée en sous recherche (car LinkedIn ne donne pas accès à plus de 1000 profils par recherche) 
  • il existe d’autres sources de prospects largement sous exploitées et pourtant bien plus efficaces (groupes, événements, commentaires ou likes de posts etc…) 

L’outil Premium Sales Navigator est-il indispensable pour prospecter sur LinkedIn ? 

Oui. Et Non. 

Sales Navigator coûte 80€ / mois. Une somme donc si vous démarrez. 

Mais il offre les avantages suivants : 

  • meilleure pertinence des résultats (on passe de 50 à 30% de faux positifs) 
  • accès à 2500 profils par recherche au lieu de 1 000
  • propose des filtres supplémentaires essentiels (années d’expérience, taille d’entreprise…) 

Démarrer un essai ne coûte pas grand-chose. À vous ensuite de comparer et déterminer si ça vaut le coup. Personnellement, je le recommande. 

Palier les faux positifs des recherches. 

Comme je vous l’ai dit, LinkedIn n’est pas très précis en termes de recherche. 

Or, pour envoyer le bon message à la bonne personne, il faut que ce soit la bonne personne. 

Rien de pire qu’envoyer “J’ai vu que vous étiez CEO dans l’industrie pharmaceutique” à un Data Analyst de chez Orange.

Mais avec quelques bonnes pratiques, on peut tendre vers un matching de liste à 95%. 

Pour ça, deux stratégies : 

  • utiliser les opérateurs booléens “NOT” dans votre recherche 
  • retrier vos listes avec votre outil d’automatisation  

Option 1) Utiliser “NOT” dans vos recherches. (Tuto) 

Lorsque vous faites une recherche, vous avez un paquet de profils qui ne correspondent pas à votre cible. 

Exemple, je cherche des “CEO” sur la région de “Montpellier”.

Je mets donc “CEO” comme poste et lieux “Montpellier, Occitanie”. 

J’obtiens 750 résultats. 

En allant à la dernière page, je vois ça : 

Linkedin search

“Architecte web cloud”. Non mais sérieux, quel rapport avec CEO ? 

L’opération pour résoudre ce souci est peu fastidieuse, mais en vaut la chandelle. 

On va retourner dans le filtre “Poste” et on va ajouter “NOT” en spécifiant les profils qu’on ne veut pas. 

Ca donne ça : 

CEO NOT Architecte NOT Etudiant NOT “directeur général” NOT “Football” 

Vous pouvez alors survoler vos pages de recherche et identifier tous les profils qui ne correspondent pas, puis les exclure avec le NOT. 

Option 2) Eliminer les faux positifs dans votre outil d’automatisation 

En utilisant Waalaxy (mais la plupart des outils proposent cette possibilité), vous allez pouvoir retrier vos listes. 

On va tout d’abord procéder à un import de profils. L’outil va parcourir toute la recherche, récupérer les infos des profils et les mettre dans une liste. 

Waalaxi

Une fois l’import terminé (peut prendre une trentaine de minutes pour 1k profils), on va utiliser les filtres de l’outil, qui sont plus précis. Voici l’opération pour éliminer tous les faux-positifs. 

#1 Filtrer par “CEO” ou “Chief Executive Officer” dans les filtres de “Job title” (ou le job title qui concerne votre recheche) 

#2 Affecter un tag “CEO” 

#3 Recharger la page pour actualiser puis filtrer par “Tag” => “Exclure les CEO”

Vous obtenez tous les prospects qui n’ont pas “CEO” ou “Chief Executive Officer” dans leur titre. 

#4 Créez une liste “Blacklist” et transférez ces prospects dedans 

Voilà, votre liste est enfin nettoyée. 

Limites de cette pratique : on filtre par “Titre” et pas par “Poste”. 

Quelle différence ? 

Vous voyez ce monsieur ? Son titre ne contient pas “CEO”. Il a été exclu de notre recherche. 

Linkedin profil

//fin du tuto à compléter

Pourtant, dans son expérience pro, il est bien actuellement “CEO” 

Linkedin screenshot

Cette technique va donc éliminer plus de profils que nécessaire. Mais pas d’inquiétude, on va bien sortir un filtre “Poste” pour pouvoir faire la même chose avec 100% des profils. 


Envoyer le bon message 

Le deuxième pilier d’une bonne prospection, est “le copywriting”. Ou comment envoyer un message efficace. 

Malheureusement, il n’existe pas de template parfait. De message qui marche à tous les coups. 

De manière générale, les templates doivent être une source d’inspiration. Copier/coller un modèle trouvé sur internet est une très mauvaise stratégie, car des centaines (milliers) d’autres personnes l’ont fait avant vous. 😉 

Même si je sais que la plupart d’entre vous n’écouteront pas ce conseil et prendront des bâches en prospection, je vous donne quelques modèles pour vous inspirer ici

Les bonnes pratiques, en règle générale 

Il y a des centaines d’approches possibles. Mais il y a quelques règles qui ne changent jamais. 

Voici les erreurs principales que je vois (et comment les éviter) 

#1 Parler de soi. 

On s’en fout que tu t’appelles Quentin et que tu sois de Montargis ! 

Si votre approche commence par “Bonjour Je m’appelle” “Je suis” “Je travaille à” ou toute autre variante qui commence par “Je”, vous êtes sur la mauvaise voie. 

Imaginez ! Vous contactez quelqu’un qui ne vous connaît pas, pour lui parler de vous. Vous feriez ça dans la rue ? 

“Bonjour je suis Bidule et je vends ça”. 

Non. 

Partez du principe que votre prospect n’en a rien à faire de vous. Vous débarquez sur son LinkedIn sans qu’il ait rien demandé. Il faut trouver une bonne manière de l’intéresser. 

On privilégiera donc des approches dans lesquelles on s’intéresse au prospect. 

“Comment vous résolvez cette problématique aujoud’hui ?” “Avez-vous déjà mis en place telle stratégie ?” “Au niveau de l’acquisition, quelle est votre principale problématique aujourd’hui” etc… 

#2 Ecrire un pavé pour tout expliquer. 

Un message LinkedIn n’a pas pour objectif de faire acheter votre prospect tout de suite. Votre objectif est d’engager la conversation. D’éveiller l’intérêt. 

Un message de moins de 300 caractères (oui c’est la taille d’une note d’invitation 😉 ) transforme 2 fois mieux qu’un message > 1000 caractères. 

Allez à l’essentiel. Posez une question. Eveillez l’intérêt. 

#3 Utiliser des termes techniques. 

“Bonjour je suis François, je travaille pour TresTech et on aide les entreprises à se conformer aux normes ISO9001 sur leurs archis BTC83, suite à la nouvelle loi européenne et l’article 29-C du règlement de la synthétisation des procédés chimiques en milieu hospitalier”. 

Votre prospect ne sait pas ce que vous faites. Qui vous êtes. Ce que vous lui voulez. 

Et vous utilisez votre jargon technique. 

Rien de mieux pour… le faire fuir 🤣 

#4 Multiplier les idées et les appels à l’action. 

“Vous pouvez m’appeler sur mon téléphone ici, consultez notre site, réserver un créneau sur mon calendly. Je vous joins aussi les 17 derniers articles de notre blog et la lien pour notre super prochain webinaire”. 

Il y a un principe en prospection.  1 message = 1 proposition = 1 appel à l’action. 

Vous pouvez varier vos appels à l’action entre 2 messages d’une même séquence. Mais 1 message ne doit contenir qu’un seul appel à l’action. 

Par appel à l’action, j’entends : 

  • “Appelez-moi” 
  • “Réservons une démo” 
  • “Consultez mon calendly”
  • “Allez sur mon site” 
  • “Lisez cet article” 
  • Etc…

#5 Etre trop insistant 

99% des réponses en prospection LinkedIn sont obtenues lors des 3 premiers messages. 

Faire 7 relances n’a aucun intérêt, à part spammer (et donc énerver un peu) votre prospect. 

Je n’ai rien à ajouter sur cette partie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 

(Attention on parle bien de LinkedIn, c’est un peu différent pour l’emailing)

La solution ultime pour une bonne prospection 😱 

En fait il existe une solution ultime de prospection. Et même de manière générale en marketing. 

Cette technique, c’est comme la méditation. Le concept est simple à expliquer. Mais l’exécution est incroyablement compliquée. 

Il s’agit de l’empathie. De se mettre à la place de l’interlocuteur. 

Car derrière, il y a un humain. 

Avec ses émotions, ses biais, ses valeurs, ses attentes. 

Pour ça, il s’agit de bien connaître son persona. 

À chaque message de prospection, il faut se mettre dans les bottes de l’interlocuteur. 

Est-ce que si j’étais lui je répondrais ? Quelle serait ma réaction à ce message ? Mes émotions ? 

Avec cette technique, vous évitez la majeure partie des erreurs et allez augmenter significativement les perfs de vos campagnes. 

Le bon moment 

Ou plutôt, “éviter le mauvais moment”. Ici non plus, il n’y a pas de stratégie toute faite. 

Contacter votre prospect au bon moment nécessite de comprendre la saisonnalité de son activité. 

Par exemple, on évitera de prospecter des comptables entre décembre et février. 

Simple. Basique. 

“Le bon moment” aussi appelé “Event based marketing” nécessite souvent des moyens supplémentaires, pour contacter votre prospect en fonction d’événements liés à son secteur ou son activité. 

Par exemple, si une aide d’état pour une formation se termine bientôt et que votre formation peut-être financée de cette manière, approcher votre prospect dans ce timing-là peut être une super stratégie pour l’amener à l’action. 

Identifier une personne qui vient de changer de poste, ou une entreprise qui vient de lever des fonds sont des événements intéressants pour construire une approche “au bon moment”. 

Quelques cas d’usage 

Voici quelques cas d’usages de l’automatisation Linkedin 

Vendre. 

Simplement et purement. Probablement la principale utilisation des outils d’automatisation. 

Malgré tout, n’oubliez pas qu’une approche “Je veux vous vendre” sera toujours moins efficace que “Quels sont vos problèmes ? Ah oui ? Super, j’ai une solution, on en discute”  

Trouver son Product Market Fit. 

Paradoxalement, l’humain préfèrera qu’on lui demande de l’aide plutôt qu’on cherche à lui vendre un service. 

Ça le met en valeur. Ça flatte l’égo. 

Au moment de lancer sa boîte, l’automatisation LinkedIn est une d’aide incroyable pour tester une proposition de valeur ou l’intérêt pour une solution. 

J’adore cette approche, qui consiste à évaluer l’ampleur du problème qu’on veut régler et tester une idée, avant même d’écrire une ligne de code. 

Exemple : 

“Bonjour {{firstname}}, 

J’ai vu que vous commentiez régulièrement des publications sur LinkedIn. Moi aussi. Or, j’adore utiliser les GIFs, qu’y apportent une touche d’humour à mes propos. Mais mettre des GIFs dans un commentaire LinkedIn, c’est une vraie galère. 

Du coup, on va bientôt sortir une bêta pour un outil simple qui permet de poster des GIFs en dans un commentaire en 2 clics. Qu’est-ce que ça vous évoque ? 

Le lien de la future bêta ici :  https://chrome.google.com/webstore/detail/unicaat-linkedin-gif-comm/mdklkilghglpihondfmedeefgfnpecbb” 

Diffuser un contenu 

Une approche efficace, un peu moins “salesy” et agressive est de proposer un contenu gratuit à forte valeur ajoutée. 

Exemple d’une campagne qui a bien fonctionné :

“Hi {{firstName}}

As an SDR, are you using LinkedIn as an acquisition channel? 🤔

If yes, how are you dealing with the 100 weekly restriction?

I recently released an article with 5 ways to bypass this rstriction (and send up to 700 invites per week).

10 000+ people read it already! (And gave it 5/5 ⭐). Maybe it could be interesting for you?

PS: if you’re not using LinkedIn as an acquisition channel, why? 😅”

Cette approche fonctionne aussi pour les Webinars même si c’est souvent moins efficace (vous demandez à quelqu’un de s’inscrire pour un event de 1h à une date donnée VS lire un contenu de quelques minutes quand il le souhaite). 

Construire une communauté ; interagir avec son audience 

Dans “réseau social” il y a… “réseau social”. 

CQFD. 

Plus sérieusement, un des principaux usages de LinkedIn est d’interagir avec des pairs. Aujourd’hui, ne faisant plus de prospection classique avec mon compte, j’utilise nos outils pour construire une audience. 

Voici mon process: 

  • Je contacte des CEO de startups early stage pour leur questionner sur leurs principales problématiques 
  • Je note toutes les réponses sur un doc Notion. 
  • Si j’ai des solutions, je crée des posts LinkedIn en présentant les problématiques et mes solutonis 
  • Si je n’ai pas de solution directe, je contacte des CEO de startups plus avancées et je leur demande leurs conseils pour gérer ces problématiques. 

Les entrepreneurs en général étant dans ma cible, je construis un réseau de prospects potentiels de qualité, en intéragissant avec pour ensuite créer du contenu à forte valeur ajoutée (qu’ils verront surement dans leur fil d’actualité). 

Une transition parfaite pour aborder notre dernière thématique : le contenu sur LinkedIn.


Contenu Linkedin et stratégie “Avengers” : rapide tour d’horizon. 

Je ne vais pas m’attarder sur le sujet. Parce que ça mérite un article à part entière. Et qu’il existe déjà un paquet d’articles à part entière. 

Ce qu’il faut retenir sur le contenu LinkedIn : 

On cherche à apporter de la valeur 

Dans la même logique que la prospection, personne n’aime voir de posts corporates, froid et d’auto-promo. 

L’objectif de construire une marque personnelle n’est pas de vendre directement. 

L’objectif est de devenir la solution évidente le jour où votre audience a besoin d’une solution. 

Dans cette idée, on cherche à apporter de la valeur. À partager gratuitement du contenu qui soit inspirant, instructif et divertissant. 

On oublie donc :

  • Les posts qui parlent de nous pour dire qu’on est trop bien. 
  • Les “cher réseau”. 
  • L’identification des 17 personnes que vous connaissez sur Linkedin à chaque publication. 

La régularité est la clef. 

Une stratégie de contenu prend du temps. Publier 10 fois une semaine et plus rien pendant un mois ne mène à rien. L’essentiel, c’est la régularité. Commencez par un post par semaine. Puis 2. Puis 3. 

La page entreprise, c’est non. 

Pas de portée. Pas d’engagement, Pas de fidélisation d’audience.

On prend ses 🥜 et on oublie avec son compte. 

Plus on est de fous, plus on rit. 

Chez Germinal, ils appellent ça la stratégie Avengers. Le principe est le suivant : chaque individu dispose d’une expertise, dont 99% des gens ne disposent pas. 

Chacun peut donc parler de son expertise propre et apporter de la valeur à une audience. 

On étant plusieurs à publier, on obtient des effets multiplicateurs. 

Chacun commente les posts des autres (plus de portée).

On touche différentes audiences. 

On unit nos forces et on crée une marque sur le réseau. Pour ça, un minimum de standardisation et de branding des profils est nécessaire, pour vous rendre reconnaissables. 

Envie de vous lancer dans le contenu LinkedIn ? Voici un playbook qui pourra grandement vous aider (Source : Scalezia

Conclusion : quel avenir pour LinkedIn comme canal d’acquisition ? 

On a vu que LinkedIn est un canal incontournable d’acquisition et de branding en BtoB. 

De plus en plus de monde l’utilise et on pourrait dire qu’on tend vers une saturation. 

Voici mes 3 pronostics à ce sujet : 

#1 Vers le multi-canal. Oui et non. 

Une stratégie multi-canal consiste à contacter un prospect sur différents points de touches à la fois. Bien qu’on puisse envisager des canaux originaux comme Twitter ou Whatsapp, l’essentiel 80% de ces stratégies se concentre sur deux canaux : LinkedIn et l’emailing. 

Ces stratégies offrent des effets multiplicateurs, mais seulement si elles sont bien utilisées. Elles nécessitent de maitriser les deux canaux indépendamment l’un de l’autre et de travailler ensuite sur une approche centrale. 

Est-ce l’avenir ? Oui. 

Est-ce accessible à tout le monde ? Pas encore. 

#2 Contenu + Prospection = Combo 

Adopter une stratégie de contenu en complément d’une stratégie de prospection sur Linkedin ne revient pas à additionner les résultats, mais à les multiplier.

Alors que de plus en plus de monde se lance sur un de ces deux canaux, faire les deux vous différencie et vous offre des perspectives de résultats, autant à court terme qu’à long terme. 

#3 Vers l’ultra-personnalisation 

Mes exemples d’erreurs en prospection vous ont peut-être paru très caricaturaux. 

Et pourtant ! Avec +60 000 utilisateurs sur nos solutions, je peux dire qu’elles reflètent une triste réalité. 

Avec toutes ces personnes appliquant de mauvaises pratiques, un des moyens de se différencier est l’ultra personnalisation. 

Celle-ci passe par envoyer le bon message, à la bonne personne, au bon moment. Vous aurez déjà fait ce que 99% des gens ne font pas. 

Mais je pense que la technologie va nous permettre d’aller plus loin. 

On peut déjà personnaliser des liens ou des images. Bientôt, on pourra créer à l’échelle des vidéos et des messages audio personnalisés grâce au Deep Fake, ou encore des ice breakers automatiquement générés à partir du profil LinkedIn, grâce à des IA comme GPT-3. 

Bref, il y a encore de grandes innovations à venir. 


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