Team Building : l’écoute active & la résonance pour renforcer la cohésion d’équipe

De plus en plus de start-ups & scale-ups cherchent aujourd’hui à renforcer la cohésion de leur équipe, notamment de leur équipe dirigeante.

Dans cet article j’ai donc décidé de vous partager des exercices et des mises en situation autour de l’écoute active et de la résonance, deux concepts qui me paraissent clés pour créer un climat de confiance.

L’idée est de vous permettre de faire échanger vos équipes autour de leur vie personnelle, de leurs challenges professionnels ou de tout autre sujet. Ces méthodes permettent de réapprendre à s’écouter, se découvrir et retrouver de la confiance et de la proximité.

Aujourd’hui des centaines de sociétés françaises pratiquent ces exercices et de plus en plus de start-ups se joignent au mouvement !

Laissez moi tout d’abord vous parler de la dernière expérience au cours de laquelle j’ai mis à profit ces méthodes.

L’écoute active & la résonance mises en pratique dans un séminaire de management chez Partoo

Un week-end avec le club Bootstrap

Imaginez une quinzaine de dirigeants d’entreprise dans une salle. Ce sont les dirigeants de start-ups de plusieurs dizaines voir centaines de collaborateurs (Lucca, Simplebo, Partoo, Lemlist…). Ils sont conviés à un séminaire d’entrepreneurs “Bootstrap” (autofinancés) pendant 3 jours mais ne se connaissent pas.

Tout le monde est venu un peu par curiosité, car il y a des participants solides. Il fait beau, il y a des sourires.

Le séminaire démarre. On pose le cadre de l’échange ensemble : écoute, confidentialité, pas de jugements… Je lance ensuite la première question : “Quel est ton rapport à l’argent ?”. Silence gêné. Puis les autres : “Pourquoi es-tu devenu entrepreneur ?…En quoi as-tu envie de contribuer au monde ?” etc.

On enchaîne les ateliers de partage en binôme, les premiers sont un peu poussifs.

C’est ce que je remarque à chaque fois que je participe à l’une de nos formations au management : des sourires crispés au départ, le besoin de faire quelques blagues pour cacher l’inconfort.

Quand vient la première question, on ne se livre pas trop. Puis dès la 2ème la confiance s’installe peu à peu, ça se voit sur les visages.

Et 3 jours plus tard, miracle. Dans le séminaire tout le monde se regarde avec respect, plaisir et confiance. Les gens partagent leur envie de se revoir. Je suis toujours bluffé par la puissance de confiance que génèrent ces moments. 

Que s’est-il passé ? Ils ont (ré)appris à échanger. Pas en surface. Sans pitcher ni jouer un rôle.

Quels exercices pratiquer ?

La technique est pourtant très simple, mais de moins en moins pratiquée de nos jours : écouter, vraiment. L’autre, et ses ressentis. Chercher à comprendre son interlocuteur tel qu’il se comprend et lui partager sincèrement ce que ça vous fait. Être pleinement dans le moment pour une fois.

Chez Ignition, on est convaincu que la confiance dans une équipe naît de la sincérité des échanges. Nous avons un seul objectif en animant un groupe : poser le meilleur cadre possible. Et c’est aussi facile en apparence que difficile à exécuter. La profondeur des questions aide à plonger dans ce qu’on appelle chez nous “ses tripes” pour des échanges en binômes / trinômes de qualité au sein d’une équipe. 

Vous pouvez partir sur des questions très simples comme par exemple :

  • “Quelle est ta plus grande fierté cette année ?”
  • “Quelle est l’erreur qui t’a permis d’apprendre récemment ?”
  • “Qui sont les trois personnes que tu as le plus envie de remercier à ce stade de ta vie ?” 

La première personne parle pendant 3 minutes tandis que la deuxième écoute activement puis résonne ensuite pendant une minute trente. On tourne ensuite. Changez les binômes aussi souvent que possible.

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises questions, le but est d’apprendre à se connaître.

On s’aide surtout de 2 concepts clés : l’écoute active et la résonance

Si vous animez un groupe, une technique peut être de demander à une personne du binôme de répondre à la question “qui suis-je ?” pendant 3 minutes, puis de demander à cette même personne de reprendre 3 minutes pour répondre à cette même question, cela pousse à creuser plus profondément, à aller dans l’intimité.

Faites varier les questions, les durées de résonance, proposer des sessions avec un temps de préparation pour la personne qui va parler (5 minutes de préparation, 10 minutes de partage), faites de groupes de 2, 3 ou même 4, etc.

1) L’écoute active 

L’écoute active c’est le cœur du coaching, c’est écouter l’autre pleinement, complètement. L’écoute active s’appuie sur 4 grands principes :

  • Ecouter l’autre jusqu’au bout sans l’intérrompre
  • Chercher à le comprendre tel qu’il se comprend
  • Accepter qu’il pense et ressente ainsi
  • Résonner avec lui

Il existe aussi des pièges à éviter dans l’écoute active

L’interprétation :

Je cherche des clés pour comprendre ce que l’autre veut me dire ou pourquoi il me dit ça. Au lieu de lui poser directement la question et lui demander, je me fais mes propres réponses. = j’ai de fortes chances de me tromper tant que l’autre ne m’a pas fait part lui-même du sens qu’ont ses paroles pour lui.

Je décroche de l’écoute :

Pour x raisons (fatigue, manque de disponibilité, manque de motivation à écouter telle personne), je « lâche » l’autre, je ne l’écoute plus, je pars ailleurs = rupture dans le fil de la relation.

Je fais semblant d’écouter :

Je fais semblant de m’intéresser à ce que me dit l’autre, pour lui faire plaisir, ou pour ne pas le froisser. Je crois qu’en faisant ainsi, je donne satisfaction à l’autre à « moindre coût » de ma part. Mais une fausse écoute se ressent, n’est pas porteur de satisfaction profonde pour soi-même = ne construit pas la relation.

Je donne des conseils :

J’ai en moi comme une conviction de ce dont il a besoin, j’ai des conseils à lui donner, j’ai compris son problème, je sens monter en moi un projet pour lui / sur lui. Je voudrais qu’il accepte cela, qu’il acquiesce, qu’il me dise : « oui, c’est cela !… ».

2) La résonance 

La résonance c’est l’effet miroir de l’écoute.

L’objectif est de partager l’émotion que suscite chez soi le discours de l’autre en engageant le “je” :

  • Ce qui me frappe…, me marque…, m’étonne… m’interpelle…, me touche… dans ce que tu viens de partager
  • Ce que je sens chez toi, de ce que tu vis en ce moment…

La résonance doit être sincère : on ouvre la porte des émotions de l’autre… si ça ne vous a “rien” fait, n’hésitez pas à le souligner, c’est sans doute que l’autre ne s’est pas assez livré.

A partir de là, il ne reste plus qu’à pratiquer. Prenez 1h avec votre équipe, mettez les à l’aise, exposez votre intention, posez le cadre ensemble et lancez-vous !

Qu’apportent ces méthodes ?

À la fin de la session tout le monde en redemande.

Et si vous devenez addict comme moi vous n’aurez probablement même plus envie d’avoir des discussions de surface dans les bars. Et vous apprendrez à résonner dans un rendez-vous client comme au supermarché. Vous verrez l’effet est assez détonnant sur vos interlocuteurs, beaucoup plus enclins à répondre positivement à vos demandes quand vous le faites sincèrement.

Baigner dans une atmosphère de “coaching” chez Ignition m’a permis pendant 4 ans de recevoir le plus beau cadeau qu’une entreprise pouvait m’offrir : apprendre à me connaître. 

De stagiaire un peu désillusionné j’ai le sentiment aujourd’hui d’être épanoui. De beaucoup mieux savoir ce qui est important pour moi, de comprendre mes réactions, savoir comment les communiquer aux autres, accepter mes émotions dites “difficiles”…ça semble très bisounours mais je vous jure, ça fait un bien fou. Et ça aide surtout à faire les bons choix. 

C’est ce que j’essaye de transmettre aujourd’hui en tant que manager et ce que je vous invite à faire aussi.

Pour finir !

Et pour ceux qui se sentent un peu perdus en ce moment, voici un exo facile à faire que je vous invite à partager avec quelqu’un :

“Je pointe une épreuve, une difficulté professionnelle qui m’a impacté(e) fortement et je me remémore :

  • Ce qui s’est passé.
  • Ce que j’ai vécu, ressenti, ce qui m’a impacté(e). Je pointe tout cela en vrac et je me demande “Au fond dans tout cela, qu’est ce qui a été le plus difficile pour moi ?”
  • Qu’est ce qui a été mobilisé en moi qui m’a permis de traverser l’épreuve ? Quelles ressources, quelles valeurs ? En prenant du recul, qu’est ce qui a grandi en moi à cette occasion ?
  • Du coup en prenant du champ, y a t-il eu des conséquences directes et indirectes positives dans ma vie ? Au fond y avait-il un cadeau caché dans l’épreuve ?”

Je ne m’étend pas plus car tout ça n’a de sens…qu’en le vivant. A très vite!

PS : Nous avons lancé avec Caroline Pailloux un club de dirigeants d’entreprise qui promeuvent une croissance responsable, rentable et autofinancée le plus longtemps possible. Contactez-moi si ça vous intéresse!

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